DIX REFLEXES POUR MIEUX TRAITER LES RECLAMATIONS FACE A FACE
Lorsque la moutarde leur monte au nez, les clients
sont de plus en plus prompts à basculer dans l’agressivité.
Or une réclamation ne peut se gérer que par la négociation.
Certains vendeurs sont donc devenus de véritables casques
bleus de la relation commerciale.
Voici leurs ficelles.
1
- Avoir l’air étonné
Le client abhorre les gestes ou mimiques qui semblent
signifier qu’il n’est pas le premier à venir
au « bureau des plaintes », que son cas n’est
pas unique. Un air blasé lui laisse entendre qu’il
n’est ni le premier ni le dernier à avoir un problème.
Gare aux gestes d’indifférence qui peuvent vous trahir.
2 - Laisser le client s’exprimer
C’est une question d’empathie et d’écoute.
Le client que vous laisserez vider son sac et que vous aurez écouté
sans l’interrompre se montrera plus raisonnable, une fois
la colère passée, quand vous lui proposerez une ou
des solutions.
3
- Prendre des notes
Le client aura l’impression que le vendeur
s’intéresse à son cas et sa surprise n’était
pas feinte s’il enregistre sa demande par écrit.
4
- Vérifier ses dires
Le plus discrètement possible, bien sûr.
Des clients de mauvaise foi, cela existe.
5
- Compatir
« Je suis désolé, je comprends
votre problème…. », quelques formules réconfortantes
peuvent limiter les risques d’envenimer la situation, même
si la réclamation est infondée ou n’est pas
de votre fait compréhension, considération et sympathie.
6
- Présenter des excuses
Au nom de la société si vous ne pouvez
pas résoudre le problème. « Cet incident n’aurait
pas dû se produire. »
7
- Ne pas entrer dans le détail technique des raisons qui
expliquent le dysfonctionnement.
Préférer résoudre le problème
plutôt que d’accabler le service technique ou livraison,
etc. Le client a besoin d’une aide rapide.
8
- Ne pas parler au client des problèmes internes à
l’entreprise
Corollaire : ne pas dénigrer les autres services.
Le client n’a que faire de la cuisine interne. Il veut une
solution à son problème.
9
- Remercier le client d’avoir osé réclamer
La plupart des clients mécontents n’expriment
pas leur mécontentement et ne rendent pas service à
l’entreprise. Un client râleur et de bonne foi fait
progresser la qualité de service pourvu qu’on sache
l’écouter.
10
- Contrôler que les personnes chargées de résoudre
le problème ont bien effectué le travail !
Source :L’ENTREPRISE N° 200-Mai 2002
|