DU SECRETARIAT A L’ASSISTANAT : CONTRAINTES ET DEFIS DE LA TRANSITION
Par Marie Madeleine TENADJANG
Après plus d’un siècle de stabilité au cours duquel les postes étaient hiérarchisés en fonction des procédés techniques utilisés (dactylographie, classement et sténographie) la profession de secrétaire est entrée depuis un quart de siècle dans une période de transition.
Les secrétaires ont fait preuve de capacités d’adaptation qui les ont amenés à prendre davantage d’initiatives et à se rapprocher des spécialités de l’entreprise pour devenir de véritables « assistantes » ; ce mouvement, bien qu’encore loin de concerner toutes les secrétaires, suscite enthousiasme et inquiétude pour ce corps de métier.
L’inquiétude est due à la non reconnaissance effective des compétences des secrétaires face à l’évolution substantielle de leur travail, engendrées notamment par le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui a menacé leur métier.
Et pour avoir vaillamment résisté aux percées d’une technologie empiétant directement sur ses activités, le secrétariat a gagné en notoriété tout en tenant compte de la grande hétérogénéité des environnements professionnels dans lesquels il est exercé. Le secrétariat est difficile à appréhender en tant qu’entité. De plus ses évolutions sont complexes et ambivalentes.
Force est de constater les difficultés à avaliser l’évolution actuelle de la profession vers la fonction d’assistante qui, bien qu’encore loin de concerner l’ensemble des secrétaires correspond indéniablement à une progression sur l’échelle des responsabilités.
Le savoir faire multiple de ce métier est construit autour de quatre missions clés qui sont : Accueil, Communication, gestion de l’information et l’organisation.
L’opinion populaire pense que secrétariat et assistanat n’est qu’une question de sémantique. Malgré la similitude entre ces deux professions, l’assistante est beaucoup présente dans les instances décisionnelles de l’entreprise. Ce qui fait d’elle ou de lui une doublure de son patron. Alors que la ou le secrétaire est confiné aux tâches quotidiennes. En général tout dépend de la marge de manœuvre que le Manager leur accorde et des résultats qu’il attend de son collaborateur.
Inspiré par Céreq Source : 160
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